Katerina Thomadaki — 演员 (2)
L'enfant qui a pissé des paillettes (1977) [电影] 豆瓣
Première partie
Je(u): une enfance funèbre
Montage de diapositives. Succession d’images immobiles. Assemblages, jeux réalisés par Maria. Mises en scène baroques d’une enfance plâtrée, ornée, pailletée, reflétée, gisante, sublimée. Voiles, étincelles, sensualité des reflets, sensualité des ornements. Images créées par Maria et regardées (photographiées) par Katerina.
Deuxième partie
Action Inceste I
Film. Images en mouvement. Actions de Maria regardée (filmée) par Katerina. Celle qui joue (avec) l’enfant. Celle qui le (se) travestit. Celle qui reflète l’enfance reflétée. Mère, enfant, identification, affection, blessure, sang. Rubans de satin rose, les lèvres du sexe féminin.
Troisième partie
Action Inceste II: Artémis et Kyvéli
Montage de diapositives. Succession d’images immobiles. Retour au plan fixe. Maria et Katerina en surimpression d’identité. Artémis la chasseresse chassée. Kyvéli la mère/enfant qui dévore. Araignées qui tissent et déchirent. Identité à travers le corps, le visage, le geste, les objets, les secrets. Surimpressions signifiantes. "Tu m’as donné mon corps et moi je te donnerai le tien". Maria regarde (photographie) Katerina. Katerina regarde (photographie) Maria. Fusions, nœuds, mélanges des corps transparents. Actions INCESTE. Le rouge de la reine interdite.
Ces images, accompagnées de textes/ruptures, sont conçues pour une projection expanded avec un projecteur Super 8, un projecteur de diapositives à défilement manuel, un métronome et un micro. Il s’agit d’une tentative de briser les limites de la projection cinématographique habituelle, à travers un emploi transdisciplinaire de différents media.

M.K. - K.T., 1977
Double Labyrinthe (1976) [电影] 豆瓣 TMDB
Double Labyrinthe
Pioneers of French feminist cinematic avant-garde, Maria Klonaris and Katerina Thomadaki began their rebellious and most innovative exploration of the female body and identity, going by the evocative name of Cinéma corporel (Cinema of the Body), in 1975 with the film-manifesto Double Labyrinthe.
The two artists film one another in a series of portraits aiming at the visualisation of the subconscious through mysterious rituals, calling upon Ancient Greek and Egyptian archetypes. This mesmeric and purely feminine representation, exclusively filtered by the female gaze, not only deeply destabilises the dominant female depiction in the film medium, but also goes on to subvert the relationship between “filmer” and filmed.
As a consequence, the viewer herself – or himself – is invited to a radically unusual kind of engagement with the images. Double Labyrinthe demands to let us, the audience, be carried and transformed by its hypnotic and ritualistic series of unconventional portraits.