Shannon Walsh — 导演 (3)
杰普区的星期五 (2012) [电影] 豆瓣
Jeppe on a Friday
导演: Shannon Walsh / Arya Lalloo
其它标题: Jeppe on a Friday
Jeppe on a Friday follows the joys and struggles of 5 diverse people living in one Johannesburg neighbourhood. A collaborative, cinema-direct documentary, Jeppe on a Friday was shot by a team of South African women directors over the course of one day
零工經濟:App奴役制度(台) (2021) [电影] 豆瓣 豆瓣
导演: Shannon Walsh
其它标题: The Gig is Up
世界各地,都有勞動者正在為平台公司服務,包括優步(Uber)、亞馬遜(Amazon)與戶戶送(Deliveroo)等,《零工經濟:APP奴役制度》探訪這些人的生活,揭露出平台經濟的真正代價。


從外送食物、共乘經濟,到人工智慧圖像校對,全世界有數百萬人,在工作平台上尋找工作機會。全球平台經濟的總值高達五兆美元,並且正在成長中。然而,這場科技革命背後的這一群勞動者的故事,卻被嚴重忽視。


這些隱藏在陰影下的勞動力是誰?《零工經濟:APP奴役制度》揭露他們不為人知的故事。


彈性工時、獨立自主、可以決定工作時間與金錢——這些誘因吸引了世界各地許多勞動者的投入,然而,真實情況卻大相徑庭。他們往往必須接受危險的勞動條件、經常在未告知的情況下被調整薪酬,而且透過停權或是負評機制,這些勞動者可輕易被革職。


透過全球各地受訪者的精彩訪談,《零工經濟:APP奴役制度》戳穿了這個人人愛用的絕妙科技,好像不太妙!



══導演的話══

無庸置疑,科技對我們的日常生活已造成巨大轉變。我們每天使用口袋中的手機,在許多層面上來說,我們已經深陷其中,無可自拔。當我們已經習慣這樣一個隨召即來的社會時,卻幾乎沒人在討論這些讓科技得以運轉的人力,是如何運作的,是因為有這些人,才讓我們的科技革命成為可能。

當我第一次知道,我一天要用好幾次的Google搜尋引擎,竟然也有成千上萬的線上零工,以人類的創意及智力,在補充演算法的不足,猜測我在想什麼,並且找出我的搜尋結果時,我感到震驚且不可思議。我一直相信的神妙科技,其實也沒那麼神。

我相信說故事是人類理解複雜概念的絕佳方式。這是我拍攝影片的核心精神。也因此,全球架構下以按件計酬為工作條件的這些線上零工,是本片的關注焦點,傾聽他們的心聲與故事,是本片最重要的部分。

大家都對於優步跟戶戶送的外送員相當熟悉,但我同樣也對於那些看不到的按件計酬勞動者很感興趣。使用真實電影的手法,我跟這些世界各地、各色各樣的勞動者碰面並相處。

我遇見許多進入這個勞動市場的身心障礙者、移工與非法勞工、年輕族群,他們都常常覺得這份工作已經讓他們未老先衰。這些勞動者包括找不到工作的美國重罪犯、照顧生病父母親、配偶或孩子的人。也有一些人純粹喜歡線上零工的自由彈性,想要當自己的老闆。

然而,他們的處境卻很相似。他們的工作條件經常很危險,經濟狀況不穩定,他們的薪資經常無預警被調整,他們必須「隨時在線」,而且,他們也隨時可能因為停權或負評就失業,求助無門。

平台經濟顯然已經轉變了全球的工作型態。在美國鄉村的某個按件計酬的零工,可能跟印度或奈及利亞從事按件計酬的零工有更多相似之處。不平等,也已經全球化了。

全球各地,都有勞動者投入努力,希望將這些議題帶入公共討論,並促發改變。我相信,世界各地展開的線上零工全球抗議運動,已經露出黎明曙光,我希望這部片,以及片中出現的這些了不起的勞動者與局內人,都將會是推動這波改變浪潮的一份子。
Travail à la demande (2021) [电影] 豆瓣
导演: Shannon Walsh
其它标题: Arbeit auf Abruf: Digitale Tagelöhner
Livraison de repas à domicile, voitures avec chauffeur, participation rémunérée à des sondages : "l'économie des petits boulots" ou "gig economy" génère un chiffre d'affaires planétaire de 5 000 milliards de dollars, en constante expansion. Des États-Unis au Nigeria, de la France à la Chine, un voyage à la rencontre des travailleurs "à la tâche" de l'économie numérique mondialisée.
"Accédez à une main-d'œuvre mondiale, à la demande, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7", promet la plate-forme d'Amazon Mechanical Turk, dite "M Turk", créée au début des années 2000 pour proposer des services allant de la correction de données à la participation à des sondages en passant par l'évaluation de photos pour des sites de rencontres. Elle emploie aujourd'hui un demi-million d'"indépendants" dans 190 pays qui, hors Inde et États-Unis, sont rémunérés en bons d'achat Amazon, pour une moyenne de 10 à 20 dollars par jour. Avec la livraison de repas à domicile et les VTC (voitures avec chauffeur), elle constitue l'un des emblèmes de cette gig economy, littéralement "économie des petits boulots", qui génère un chiffre d'affaires planétaire de 5 000 milliards de dollars, en constante expansion. On estime que 500 millions de personnes en dépendront pour vivre, ou plutôt survivre, en 2025. Car la liberté et la simplicité d'accès qui font le succès des plates-formes reposent aujourd'hui sur leur exploitation.
Pour une poignée de dollars
À San Francisco, Al Aloudi et Annette, chauffeurs Uber dont les gains ont fondu, puis disparu avec la pandémie, luttent pour se faire reconnaître comme salariés par la plate-forme. À Strasbourg et à Paris, Leila et ses pairs, livreurs cyclistes de repas, s'engagent dans une bataille similaire contre Deliveroo après l'accident grave dont a été victime l'un d'entre eux. Dans une bourgade de Floride, Jason expose ses combines pour arracher à M Turk quelques dollars de plus, tandis que d'autres "travailleurs fantômes", à Lagos ou ailleurs, décrivent leur sujétion permanente à l'écran pour ne pas rater une opportunité. Cet aperçu éloquent et sensible de la division planétaire du travail révèle le coût humain, mais aussi environnemental, de l'expansion dérégulée de l'économie numérique, à l'image de ces millions de vélos urbains jetés dans une décharge de Shenzhen, conséquence de la concurrence effrénée entre loueurs.